Samedi 21 janvier 2006
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Pas vraiment encombrant, plutôt même le contraire,
c'est peut-être préférable, pour les uns comme pour les autres.
Du reste, "encombrant" n'est pas le mot juste. Non.
Il tombe à côté de la plaque et je me demande pourquoi, lui et son contraire,
se sont échappés en premier du lot grandissant d'adjectifs, qui ne me viennent pas.
J'imagine cet encombrement en guise de réponse, un arbre cachant l'amazone.
L'encombrant double emploi.
Tant mieux. Certains n'en n'ont même pas.
D'autres travaillent au noir.
Licenciés parfois. Ceux qui étaient de trop. Pauvres mots exploités.
Ce qui m'encombre c'est tout cela, toutes ces bêtises aux noms perdus,
sur lesquels je n'arrive pas à mettre le doigt, ou la main.
Et dire que çà ne m'avait jamais posé de réels problèmes avant.
Je me contentais d'être en parallèle des choses,
ce qui diffère de la marge en ce sens qu'on les intègre pleinement
à la conscience à la vie à la pensée quotidienne.
Et puis un jour qui en rappelle un autre bien plus authentique,
les bras, -qui sont, j'en ai l'intime conviction, le sofa de la déraison-
les bras commencent à s'agiter sans que rien n'y paraisse,
vous regardant du même regard qu'a l'accoutumée.
Mais avec une drôle d'impatience articulaire, presque effrayante,
longue et fine résultante de la gravitation inévitable
des questions qui restaient en suspens jusqu'alors.
C'est ainsi.
L'existence vous tire toujours vers le bas.
L'existence vous tire toujours par le bras.
J'aimerais t'y voir, comprendre que tout ceci n'est pas contradictoire,
et que ma conception se promène dans la bonne direction.
Sans rien dire. Bien qu'elle voudrait de temps à autre. Un peu.
Mais le mot et ses petits camarades demeurent introuvables,
au point que je remets parfois en doute leur substance.
C'est ainsi.
C'est un cil.
C'est une syllabe pleine. Dans une tête creuse.
Les bras m'en tombent.
Et s'il faut les ré/inventer, on n'est pas prêt de sortir de l'encombrement.
Comment' Erre